Biographie

Nico Peltier est né en 1983 en Bretagne. Monteur et réalisateur de documentaires, influencé par les films de Raymond Depardon, Gianfranco Rosi ou encore Pedro Costa, ses films se réclament d’une proximité avec le réel. Un cinéma non scénarisé, visant à capter les émotions sur le vif en laissant la parole à ses sujets. Il s’occupe de la photographie de ses films et les co-réalise avec un ingénieur du son.

Il réalise en 2013 avec Julien Fezans What a fuck am I doing on this battlefield, fruit de leur rencontre avec le musicien Matt Elliot. C’est avec un noir et blanc hypnotique, proche des photographies de Mickael Hackerman et de Daido Moriyama, que l’on entre dans l’univers singulier de l’artiste anglais. Ce film autoproduit remporte le prix du film le plus innovant au festival Vision du Réel de Nyon en 2013, ainsi que le Prix qualité du CNC. Il est également sélectionné dans de nombreux festival à travers le monde.

En 2016 il réalise avec Pablo Salaün, L’archipel des âmes en peine, un documentaire tourné à Vorkuta, ancien goulag situé au dessus du cercle polaire arctique. Ce film donne la parole aux habitants, mineurs oubliés de la Russie moderne. La monochromie de la toundra lui permet d’envisager un film en couleur, jouant le contraste avec les intérieurs sursaturés et les barres d’immeubles intemporellement grises. Ce film, produit par les 48° Rugissants, remporte la bourse Brouillon d’un rêve de la SCAM. De ce voyage, il en tire aussi une exposition photographique « Vorkuta, capitale du monde », lauréat 2014 du Grand Prix de l’institut géographique de Paris.